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Ferrari 250 GT Berlinetta (1959/62)


Il n'est plus besoin de faire les présentations du fameux moteur "Colombo", le petit V12 de 1,5 litre développé par Gioacchino Colombo pour Ferrari sur la 125 S en 1947. Après plusieurs évolutions de cylindrée, installé successivement sur les 166, 195 ou encore 212, ce moteur connaitra son apogée en version 3 litres en équipant la prestigieuse lignée des 250, inscrivant à jamais les noms des 250 Testarossa, 250 P et autres 250 GTO au palmarès des plus grandes courses de l'histoire automobile.

A partir de 1955, l'arme ultime de Maranello pour les courses de "Grand Turismo" va se nommer 250 GT Berlinetta, une appellation qui souligne toujours chez Ferrari une voiture plus légère, dépouillée de tout superflu et plus sportive que les coupés "civils" généreusement mieux équipés et plus luxueux.

Jusqu'en 1959, 91 châssis (type 508) d'empattement 2600 mm seront construits, que l'on appelle de nos jours, souvent "250 GT LWB" pour Long Wheel Base ou plus simplement "châssis long". A noter que les dénominations "LWB" ou "SWB", ne seront jamais officialisées car simplement employées pour différencier les châssis longs des courts à empattement 2400mm construits après 1959. De plus, si on écarte les 7 premières voitures, très proches stylistiquement des 250 MM, et les 5 suivantes carrossées par Zagato, les autres 250 GT seront affublées d'un second patronyme par leurs concurrents et la presse, tout aussi informel, TdF pour "Tour de France" . Ce surnom vient de la victoire d'Alfonso de Portago et de son copilote Edmund Nelson à la célèbre course automobile Française de 1956 avec 0557 GT.
D'après l'histoire, c'est la victoire d'Armando Zampiero sur sa Mercedes 300 SL au Championnat italien des voitures de Sports de 1955, qui motivera Enzo Ferrari à construire une GT apte à concourir dans la nouvelle classe « Grand Turismo » ou GT qui vient d'être ajoutée au calendrier international des courses automobiles pour les voitures de production deux ou trois litres. Toutefois, même si les premiers modèles sortent des usines de Maranello à partir de 1955, on peut considérer que c'est à partir de 57 avec les "TdF" que la 250 GT entame l'évolution mécanique et esthétique qui la fera entrer dans la légende.
Afin de réduire au maximum le poids de cette nouvelle GT , le verre des vitres latérales est remplacé par du plexiglas, l'intérieur est dépouillé au maximum et on arrangera même certains châssis avec des capots sans charnières. Côté puissance, le moteur développe de 235 à 260 ch selon les réglages et l'utilisation prévue tandis que le châssis, à structure tubulaire issue de la 250 GT Boano/Ellena, se distingue par des ressorts hélicoïdaux à l'avant. Le freinage est lui, toujours assuré par quatre tambours et une boite de vitesses manuelle à 5 rapports vient compléter le "package".
On peut classer les 250 GT "TdF" en cinq séries de carrosserie. 9 d'entres elles seront caractérisées par une grande vitre arrière, 9 autres surnommées "14 Louvres" arboreront 14 petites prises d'air sur la custode, 18 exemplaires avec seulement 3 prises d'air de custode et 36 avec une seule à partir de 58. Les 7 dernières, dites "intérim", sont quasi-identiques aux châssis courts d'après 59 reconnaissables facilement à leur petite vitre de custode.
Au salon de l'automobile de Paris en 1959, Ferrari présente la nouvelle 250 GT Berlinetta, celle que l'on surnommera donc communément "SWB" et dont la principale nouveauté est la réduction de son empattement de 2600 à 2400mm. Mais ce n'est pas la seule différence car la carrosserie est dorénavant réalisée en aluminium sur les versions Competizione tandis que les freins à disque font leur première apparition sur les 250. En 1960 apparait une version "route" mieux équipée à l'intérieur mais dont la carrosserie est en acier. Toujours au rendez-vous, les performances parlent d'elles-mêmes, 0 à 100 km/h en 8,2 secondes et 250 km/h de vitesse de pointe pour un poids sur la balance de 1000 kg. Le moteur de la 250 GT Berlinetta SWB est alimenté par trois carburateurs double corps Weber d’une puissance de 270 ch pour la version client et de 280 à 293 ch pour la version "Competizione".
En compétition, on s'accorde souvent à dire que la longueur idéale d'un châssis est 2400mm, configuration qui allie à la fois performance en ligne droite et maniabilité en courbe, Ferrari signe donc avec les 250 GT Berlinetta et plus précisément les "SWB" des voitures très homogènes et équilibrées qui font encore aujourd'hui l'unanimité auprès de tous les pilotes et qui ont, à jamais, marqué leur époque.




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