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Ferrari 456 GT & M-GT (1992-2003)

Construite entre 1992 et 2003, la 456, directe héritière des 365 GTC et autre 250 GT Lusso, remplace la 412i dont la production s’est arrêtée en 1989. Absente du segment coupé 2+2 depuis 3 ans, c’est sous les ordres du tout nouveau président de Ferrari, Luca di Montezemolo, que cette nouvelle Ferrari a pour mission de redresser les résultats commerciaux, faire remonter les ventes et redorer le blason de la marque.
Présentée au FF40, événement des célébrations internationales Ferrari sur le circuit de Spa Francorchamps en septembre 1992, elle marque un tournant décisif dans le design de la marque au cheval cabré qui abandonne les formes rectilignes des modèles des années 70/80, pour un style plus en rondeur, privilégiant le raffinement et la discrétion. Conçue et assemblée à Turin chez Pinifarina, la carrosserie de la 456 GT est entièrement en aluminium.
Comme presque toujours chez Ferrari, c’est la cylindrée unitaire de son V12 qui donne son nom à cette nouvelle voiture. Développant 442 chevaux à 6250 tr/min, ce V12 de 5472 cm3 (456 x 12) marque le retour de Ferrari au positionnement avant du moteur. Ce qui ne manque pas de faire bondir les puristes, jugeant cette disposition impropre à la sportivité de la marque.
Derrière ses manières distinguées et courtoises, la 456 GT masque pourtant une impressionnante cavalerie et un tempérament de feu. Capable d’atteindre les 100 km/h en 5,2s, elle est, à sa sortie, la première voiture 4 places à atteindre les 300 km/h avec une vitesse max de 309 km/h. En 1996, Ferrari propose une boîte automatique à quatre rapports, principalement conçue pour le marché américain mais aussi disponible en Europe sous l’appellation 456 GTA.
C’est en 1998 que la marque au cheval cabré dévoile l’évolution de la 456 GT, la 456 M (M pour Modificata). Si son moteur reste inchangé, c’est surtout la carrosserie qui évolue, dont le travail en soufflerie a permis de considérablement améliorer l'aérodynamisme. Les signes les plus significatifs sont l'abandon des prises d'air capot et la refonte complète du museau avec des phares toujours escamotables, mais désormais aux angles plus arrondis. L’habitacle subit aussi un important remaniement et emprunte plusieurs pièces à la 550 Maranello, dont les compteurs et les grilles d'aération rondes. L’anti-patinage est désormais déconnectable et la fiabilité globale est en hausse.
En 2003 la 456 cède sa place à la toute nouvelle 612 Scaglietti après 3300 exemplaires, vendus environ 195 000 euros à l’époque, elle reste dans le cœur de beaucoup comme une des plus belles Ferrari jamais construites.

Mes 456:

456 GT - Burago

456 M - Hotweels

456 Altopiano - Base Burago

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