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Ferrari 365 GTC/4 (1971/72)


Nous sommes en 1971, plus précisément au salon de l'automobile de Genève, Ferrari présente la toute nouvelle 365 GTC/4, qui est chargée de renouveler la gamme des coupés 4 places de Maranello, avec la volonté de satisfaire une clientèle plus sportive qu'auparavant sans toutefois délaisser les adeptes du coupé 2+2. Comme la plupart du temps le patronyme de cette nouvelle mouture fait référence à ses caractéristiques techniques, ainsi 365 correspond à la cylindrée unitaire du moteur, GTC signifie Grand Touring Coupé et le 4 pour son moteur à quatre arbres à came en tête. Le châssis, issu de sa devancière, la 365 GT 2+2, est raccourci de 15 cm au détriment des places arrière et son design reprend des lignes plus tendues inspirées par la 365 "Daytona" GTB/4 ainsi que le moteur de cette dernière, légèrement bridé pour l'occasion.


Dessinées par Filippo Sapino début 1970, chez Pininfarina, le prototype (châssis 13 741), effectue ses premiers tests routiers à partir de septembre, mais ce n'est qu'en décembre que les rumeurs d'un nouveau bolide sillonnant les routes de Maranello, sont confirmées lors d'une conférence de presse. Contrairement à la "Daytona" construite à Modène par Scaglietti, les carrosseries GTC sont construites chez Pininfarina en acier avec un plancher en fibre de verre, des marchepieds et une cloison pare-feu collés au châssis, le capot et le coffre sont en aluminium. À l’exception du prototype, les numéros de série des GTC/4 vont de 14 277 à 16 349 se terminant par un nombre premier impair.


Le V12 à 60°, d'une cylindrée 4390 cc, est alimenté par six carburateurs Weber et développe une puissance de 340 chevaux à 7000 t/min. Premier V12 de l'ère Fiat, le rachat date de 1969, les 194 versions destinées aux Etats-Unis perdront 20 chevaux pour se conformer aux règles anti-pollution américaines et on peut facilement les identifier à leurs répétiteurs de clignotants rectangulaires. Couplé à une boite de vitesse à 5 rapports accolée au moteur, la voiture atteindre une vitesse maximale de 262 km/h et parcourt le 0 à 100 en 6,7 secondes.


La 365 GTC/4 marquera l'histoire de la marque en devenant la première à abandonner les traditionnels pare-choc chromés, chers à la marque, pour suivre l'air du temps et en adopter de nouveaux en caoutchouc noir, plus intégrés à la carrosserie. La "Daytona" sera d'ailleurs la toute dernière Ferrari à arborer des pare-chocs chromés. A l'intérieur, l'accent est mis sur le confort grâce à des sièges plus enveloppants et d’avantage d’espace pour les passagers avant. Une direction assistée, des vitres électriques, la climatisation et un correcteur d'assiette hydraulique à l'arrière en équipement de série complètent son package luxueux. Les places arrière sont malheureusement quasiment inutilisables, hormis pour de très jeunes enfants, ou en repliant les sièges pour obtenir une plate-forme à bagages très utile.


La carrière de cette Ferrari sera assez courte car seulement 505 exemplaires sortiront des ateliers de Maranello jusqu'à l’automne 1972. A l'heure où la marque n'est pas encore tout à fait entrée dans la production de masse en série, n'ayant pas les performances de la "Daytona", ni l’habitabilité d'une 365 GT 2+2, la GTC/4 ne trouvera jamais vraiment sa clientèle. On peut aussi trouver une explication dans son prix assez élevé, 3000 dollars de plus qu'une Daytona, pour une facture totale de 27 500 dollars (plus qu'une maison de l'époque) mais de nos jours, c'est un modèle de plus en plus prisé par les collectionneurs qui n'hésitent pas à dépenser pour elles de folles sommes, en 2015 à Pebble Beach, le châssis 15 933 s'est vendu pour 561 000 dollars, un record !


Ma 365 GTC/4:

365 GTC/4 - KK Scale



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